"Je voulais juste dire à ceux qui se posent des questions que je vais très très bien" : tels furent les seuls mots de Diam's, prononcés lors de sa fugace apparition, foulard noué sur le crâne et coquetterie de rigueur (maquillage, pendants d'oreilles) pour la présentation de son S.O.S, son nouvel album à paraître le 16 novembre.
Une déclaration laconique qui n'a strictement rien d'une provocation, puisque c'est bien le silence que la banlieusarde du starsystem a choisi depuis près de deux ans : "Je rappe car je ne parle plus", pose-t-elle à la fin de cet opus, remarque Le Parisien, après écoute.
Les réponses, de toute manière, sont incluses dans l'album. Elles sont l'album. Titre après titre, biographiques, politiques, sarcastiques, les morceaux du S.O.S composent le chemin de la rémission d'une artiste qui s'était bel et bien abîmée en mer du showbiz : "Petite star je suis finie, vu de la clinique psychiatrique. J'en sors en vrac, les médocs me montent au crâne", confie-t-elle dans la longue (10 minutes) ouverture I am somebody, ce à quoi fait écho le long (10 minutes) et écorché épilogue, Si c'était le dernier, avec "ces putains de médocs" venus lui "griller les neurones".
Inutile de la questionner sur sa récente conversion (en toute discrétion jusqu'à la médiatisation de la chose) à l'islam et sur son mariage, Diam's défend sa vision dans son rap : "J'ai beau leur dire que je suis normale, que je suis entière, que je supporte mal que l'on me traite comme si j'étais en guerre... Je ne mérite pas que l'on me prive d'études ou d'éducation. Elle n'est pas laïque cette nation, elle craint juste la contagion", fustige-t-elle dans Lili, "destin d'une femme voilée, d'une musulmane rejetée", selon le synopsis du Parisien. L'Honneur d'un peuple étoffe la thématique politique dans laquelle chacun, au choix, se retrouvera ou pas ("Le président ne nous aime pas, je l'ai lu dans ses voeux. Le président ne s'aime pas, je l'ai vu dans ses yeux"), tandis que la chanson-titre S.O.S ou Sur la tête de ma mère s'ébattent et se débattent dans les méandres sentimentaux de Mélanie Georgiades.
ViiiVe DiiiAMANT ♥